mardi 19 juin

NOT A TABOO

Prendre soin de soi, Etre à l’écoute de son corps, lui faire confiance, … tout un chemin assez compliqué et chaotique qu’on essaye de s’approprier au fil des années.

Pourtant à une époque où les langues sont bien déliées pour parler de sexe, où les images que l’on voit sur les réseaux sont de plus en plus crues, que l’on parle de tout est n’importe quoi à la télé et dans la presse  … Il y a encore un tabou ultime : Les Menstruations (sic!)

Nous sommes en 2018 et il y a beaucoup (trop) de gêne, de malaise face aux règles  (Le sang bleu dans les pubs à la télé, les « ragnagna » … On pourrait en rire mais malheureusement cela crée des maux encore plus profonds !

Le manque d’information et de communication quant aux menstruations et donc à la féminité fait peur et donne le vertige.

« Avoir ses règles, c’est grave. C’est important. C’est une vie, toute une identité qui change en un instant. (…) Sans compter que les règles sont fréquemment utilisées dans le but d’humilier les gens – quand une fille a le malheur d’exprimer son mécontentement, on lui criera ‘T’as tes règles ou quoi ?’ (…)

Il n’y a que par la communication, dès le plus jeune âge et dans tous les contextes, qu’on réussira à mettre fin à ce cercle vicieux. En apprenant aux garçons très tôt ce que sont les règles et pourquoi il est important de ne pas les utiliser contre les filles, et aux filles à ne pas se sentir sales ou inférieures juste parce que leur corps fonctionne correctement », écrit Jack Parker (fondatrice de https://passionmenstrues.com/ )

Il y a tout ce et il y a aussi et surtout celles qui en souffrent beaucoup (trop), celles qui souffrent du syndrome des « règles abondantes » 

Sous les termes de « règles abondantes », couramment employés, se cachent en réalité différentes sortes de saignements qu’il faut distinguer  :

  • les règles hémorragiques, ou ménorragies en langage médical, qui surviennent au moment des règles.
  • les métrorragies : saignements qui surviennent en dehors des règles
  • les méno-métrorragies : les saignements surviennent aléatoirement et ne permettent plus de distinguer la période précise des règles.

Aujourd’hui, plus d’1 femme sur 5 souffre de règles abondantes.

Et les chiffres sont assez inquiétants :

1 femme sur 2 n’en parle pas et encore moins à son médecin …

7 femmes sur 10 ressentent de l’anxiété

4 femmes sur 5 perdent confiance ne elle …

La plupart des femmes qui souffrent de règles abondantes (82 % d’entre elles) n’ont pas conscience que ces saignements relèvent d’une situation médicale et seulement la moitié d’entre elles en parlent à leur gynécologue.

Pourtant, les règles abondantes sont aujourd’hui reconnues comme une maladie et des solutions existent pour les traiter.

D’ailleurs le laboratoire Hologic vient de lancer une campagne sur le sujet délicat mais pourtant fréquent des règles abondantes.

La campagne, visible sur le site www.regles-abondantes.fr, met en scène dans quatre séquences de la vie quotidienne une femme souffrant de règles abondantes et contrainte d’abandonner ses activités.

Si vous planifiez votre agenda et vos activités en fonction de vos règles, il est peut-être temps de consulter !

Avoir ses règles ne devrait jamais être une honte, surtout lorsque l’on sait que certaines en souffrent plus que d’autres et que leurs règles impactent leur vie au quotidien. Des solutions variées et appropriées aux exigences de chaque femme existent.

Vous trouverez sur le site les règles abondantes une liste exhaustive et détaillée des différents traitements disponibles.

Un conseil donc : n’hésitez vraiment pas à poser toutes les questions qui vous viennent et à exprimer vos doutes à votre médecin. On s’en fout d’avoir l’air ridicule !